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Les conservateurs font de nouvelles coupures motivées par leur idéologie dans les budgets de la culture
Mise à jour le mercredi 27 août 2008
Par: Bureau de / Office of Jean-Claude D'Amours, député - MP
Madawaska-Restigouche – Le dernier assaut du gouvernement conservateur contre la culture canadienne montre, une fois de plus, que l’idéologie lui importe plus que les arts. Cela nuit non seulement à nos artistes, mais aussi à l’image du Canada, a déclaré Jean-Claude D’Amours député de Madawaska-Restigouche.
« Le gouvernement conservateur montre clairement qu’il est prêt à sacrifier les arts et la culture du Canada à l’autel de son idéologie, a dit M. D’Amours. Les coupures budgétaires sont graves en soi, mais la raison invoquée est tout aussi insultante. »
En l’espace d’une semaine seulement, le gouvernement Harper a annoncé l’annulation de deux programmes culturels importants : PromArt, un programme doté de 4,7 millions de dollars qui fait connaître la culture canadienne et Routes commerciales, qui appuient la commercialisation de produits culturels canadiens dans le monde entier avec un budget de 9 millions de dollars par an. « Comment voulons-nous aider notre culture locale et le monde culturel si le gouvernement conservateur élimine toute aide à nos artistes », a déclaré Jean-Claude D’Amours.
Lorsqu’on lui a posé des questions sur cette décision, le porte-parole du Premier ministre, Kory Teneycke, a laissé entendre que certaines initiatives financées par ces programmes n’étaient pas « correctes », et que l’argent allait « à des groupes marginaux qui sont au mieux non représentatifs, au pire, choquants ».
« Le gouvernement ampute le budget de programmes culturels pour flatter ses électeurs les plus radicaux. Les conservateurs ne comprennent toujours pas que dans un pays libre et démocratique, les artistes doivent pouvoir créer sans craindre le couperet des pouvoirs publics. Nos artistes ont droit au soutien de nos chefs politiques, et non pas à leurs menaces. »
Depuis l’arrivée au pouvoir des conservateurs, les arts et de la culture ont perdu de l’importance et ont été marginalisés à maintes reprises par des coupures budgétaires ou des attaques idéologiques. Le financement des infrastructures culturelles, comme les musées locaux et la promotion de la culture, a subi un coup dur, mais la liberté d’expression a elle aussi été attaquée, comme on l’a vu pendant le débat sur le projet de loi C 10 et la censure.
« Voilà la véritable idéologie conservatrice à l’œuvre. Les conservateurs abolissent un à un les programmes qui ne correspondent pas à leurs idées et c’est la culture qui est la plus durement touchée. Pire encore, ils refusent de dire aux centaines d’artistes, de créateurs et d’organismes quels programmes seront les prochains sur la liste. »
« Les conservateurs pensent qu’abolir des programmes en plein milieu de l’été et pendant les Jeux olympiques passera inaperçu, mais cela n’a pas échappé au Parti libéral ni au milieu culturel canadien. »
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