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Coïncidence : Fête de l’Action de grâce le 13 octobre, élection fédérale le 14 octobre ?
Mise à jour le jeudi 04 septembre 2008
Coïncidence ou syncronicité ? « Dekessé ? » me dirait Michel Thériault avec un regard inquisiteur. La syncronicité, c’est quand des événements arrivent en même temps comme si c’était organisé mais ce ne l’est pas. Exemple, vous vous cassez une jambe et vous aboutissez à l’hôpital. Votre voisin de lit est un confrère de classe que vous n’avez pas vu depuis 20 ans et qui a eu un accident de voiture sur l’autoroute. Il n’avait pas prévu arrêter dans votre ville et vous n’aviez pas prévu vous cassez la jambe. Remarquez que ça n’a pas besoin d’être aussi dramatique pour compter comme syncronicité.

Donc, le 13 octobre, les Canadiens farcissent des dindes à travers le pays et le 14, les Canadiens se font farcir par des dingues. Ou quelque chose comme ça. Avec toute cette farce, le 15, le pays va rouler sous les rires. OK OK OK, je suis en train de râler. Eh ! Je suis Canadien. C’est un droit que de râler dans ce pays plate qui est le mien. Plate comme dans « Eh ! que c’est plate. »

Avec une population de plus de 30 millions d’habitants, comment se fait-il qu’on ne peut pas trouver de meilleurs candidats ou candidates au poste de premier ministre ? On devrait peut-être copier les Chinois en athlétisme. On enlèverait des milliers d’enfants âgés de 3 ans pour les enrôler de force dans des camps ou écoles de leadership. À chaque jour, ils seraient obligés de lire les résultats de la bourse, les chroniques politiques et économiques, les chroniques environnementales, et plein d’autres choses qui n’excitent pas les enfants. Après 15 ou 20 ans de ce régime, on les inscrirait dans des conventions politiques pour essayer de les faire devenir députés. Avec une centaine de candidats par circonscription, on finirait bien par en trouver des pas pire pantoute.

Il faudrait peut-être regarder ce qui se passe ailleurs, pour s’en inspirer. Regardons vers les Etats-Unis. C’est pas trop loin. Vous n’avez qu’à vous mettre sur la pointe des pieds et regarder vers le sud. Ils ont tout un système de primaires et de caucus pour choisir les candidats à la présidence. Pour ce qui est du choix du candidat à la vice-présidence, la procédure est un peu différente. C’est le candidat à la présidence qui choisit son co-listier. Évidemment, les bonzes du parti donnent des conseils judicieux, vous n’avez qu’à voir ce qui se passe avec les Républicains. C’est tout de même intéressant de savoir que dans le cas du décès d’un président en office, son remplaçant pourrait n’avoir été le choix que d’une seule personne. Ça prend bien les américains pour avoir des plans comme ça.

Au Canada, le vice premier ministre ne remplace pas automatiquement le premier ministre en cas de décès. Le caucus du parti au pouvoir nomme un premier ministre intérimaire et appelle une convention de nomination. Finalement, on est peut-être un peu plus sage. De toute façon, tout de suite, on en n’a pas de vice premier ministre car Stephen Harper n’en a pas nommé. Peut-être que ça lui faisait mal en dedans de nommer quelqu’un à un poste créé par Pierre Elliott Trudeau. Et oui, ce poste ne date que de 1977.

Autre information totalement inutile, il semblerait qu’un seul premier ministre canadien soit mort en fonction : Sir John A. MacDonald. Suite à son décès, le Canada a été sans premier ministre pendant neuf jours, parce qu’on n’avait pas prévu cette possibilité. Si jamais vous gagnez à Jeopardy à cause de cette réponse, je veux la moitié de la cagnote. Sans farce. Oui, sans farce, car on va en avoir assez au mois d’octobre prochain.

Bon en attendant, nos guignols qui se font passer pour des politiciens vont trouver moyens de nous faire rire, jaune peut-être, mais rire quand même dans les prochaines semaines. Attendez-vous à toutes sortes de déclarations bidons.

Bon appétit électoral.

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