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Olivier - 3 ans
Mise à jour le mardi 27 mai 2008
La semaine dernière, des pirates sont descendus sur ma maison. Heureusement, les pirates étaient gentils et, pour la plupart, mesuraient moins de 4 pieds. Ils sont venus y célébrer le troisième anniversaire de naissance de mon fils, Olivier.

Pour ceux qui me lisent régulièrement (vous sortez du placard tranquillement pas vite), c’est une tradition annuelle pour moi que de rédiger une chronique pour marquer cet événement. Malgré le fait que j’aie des tonnes de choses à écrire au sujet de mon fils, c’est un exercice que je trouve difficile.

La troisième année a été tout aussi fantastique que les autres, et les fameux « terrible twos » n’ont vraiment pas été aussi terribles qu’on le pensait. Oui, il y a eu des crises, mais pas tant que ça. Nous sommes des parents chanceux, car jusqu’à présent, il n’y a eu aucune crise majeure en public. Fiouf !

Mais, à part ça, que dire de celui qui est au centre de ton univers ? Ce n’est pas évident de se limiter à quelques centaines de mots.

Comme nous sommes dans l’ère de l’instantané, j’ai pensé de me servir de l’outil le plus populaire comme inspiration. Donc, pour ceux qui n’ont pas encore eu l’occasion de le rencontrer, je vais tenter de dresser un profil d’Olivier à la manière de Facebook (un peu modifié quand même).

Olivier LeBlanc :

Réseaux : Montreal, QC

Sexe : Masculin
Statut de la relation : Fréquente la belle Eva (et aussi la belle Florence)
Anniversaire : 18 mai 2005
Originaire de : La Prairie, QC (mais mon cœur est en Acadie !)
Opinions : Centre-gauche (je mets sur pied un parti de résistance afin de contrer le pouvoir d’interdiction au chocolat de mes parents)
Religion : Les Canadiens de Montréal et les films Pixar (C’est quoi cette affaire d’un crucifix dans l’Assemblée nationale ?)

Informations personnelles :

Style de musique : Carmen Campagne et les comptines tordues que mon papa tente de chanter les soirs à l’heure du coucher. Ne peut-il pas apprendre du Pascal Lejeune ou du Daniel Bélanger ?

Émissions de télé : Dora l’exploratrice, Diego, Caillou, Sam Sam, Passe-Partout et les Méchants Mardi Molson Ex à RDS (C’est papa qui insiste sur celui-là)

Films : Toute la collection de films Pixar (Histoire de jouets 1 et 2, Les Bagnoles, Drôles de bestioles, Les Incroyable, etc.), Ère de glace 1 et 2, Madagascar, Drôle d’abeille et Le grand film de Porcinet.

Livres : La moto de Marco, Le train de Bastien, L’avion de Gaston, La collection des amis de Gilda la girafe, La collection de Winnie l’Ourson, Les livres de Caillou et mes nouveaux livres de la collection Monsieur / Madame.

Intérêts : Les pirates, les chevaliers, les pompiers, les camions et tracteurs, Spiderman et les fils d’araignées, la course à pied (courir dans la maison en bobettes), aller au parc, jouer avec mon ami (et voisin) Alexis et demander « pourquoi ? ».

Le dernier item de la liste est aussi le développement le plus récent chez notre petit « coco ». Il y a environ une semaine, il a commencé à demander « pourquoi » de façon continuelle. C’est drôle, mais ça prend de la patience.

Comme la plupart de parents le savent, il y a des questions qui sont faciles à répondre. En fin de semaine, il m’a demandé « pourquoi on a faim ? ». La réponse à cette question a été facile. Comme sa maman est diététiste, je lui ai simplement refilé la question.

Il y en d’autres, par contre, qui nous font faire un peu de gymnastique intellectuelle. Après avoir joué avec un drapeau acadien, j’ai mentionné au fiston que lui, il était un Acadien. Je m’attendais à ce qu’il me demande c’était quoi un Acadien, mais non. Il m’a simplement demandé « pourquoi » il était un Acadien.

Voilà ! Déjà, à l’âge de trois ans, mon fils me pose des questions de nature existentielle. Après avoir considéré escamoter la question, j’ai cru bon de ne pas contribuer à un questionnement identitaire à ce stade dans sa vie.

Il ne paraissait pas très intéressé à mon résumé de l’histoire acadienne ni à mes divagations sur la question de la nation et de l’appartenance. À la fin de mon discours (je me suis quand même limité à deux heures), il m’a demandé pour un yogourt Danino et un fromage Babybel. De retour à la routine, pas de crise à l’horizon.

Si la troisième année n’a pas été aussi remplie de crises qu’on le prévoyait ; nous constatons que notre petit n’est plus si petit. Les différences au niveau de la maturité sont notables et il affirme souvent son « indépendance » (il est né au Québec, après tout). Il veut toujours faire les choses « tout seul ».

Pour un parent, cette étape est empreinte à la fois de fierté et de tristesse. Nous voulons que notre petit devienne grand et qu’il soit capable de se prendre en main et de bien réussir dans la vie. Il devra, un jour, voler de ses propres ailes.

Mais dans le fond, on aime qu’il vienne nous coller quand il a peur, quand il a mal ou quand il est gêné. Ils sont là les moments précieux. Autant dans les déclarations d’indépendance que dans les moments intimes.

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