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Semaine de la fierté gaie du Grand Moncton: une fête politique
Mise à jour le lundi 08 septembre 2008
Par: Justin Dupuis
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La semaine de la fierté gaie du Grand Moncton est une importante vitrine politique pour les droits des gais, lesbiennes, bisexuels et transgenres (Photo : L'Acadie Nouvelle, archives).
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MONCTON - D’après les organisateurs de la 9e semaine de la fierté gaie du Grand Moncton, l’événement est l’occasion de sensibiliser les citoyens aux nombreuses injustices dont sont victimes les individus gais, lesbiennes, bisexuels et transgenres (LGBT).C’est en 1969 que sont apparues les premières manifestations LGBT suite à une descente policière dans un bar gai de Greenwich Village dans la ville de New York (émeutes Stonewall). Ces évènements marquèrent la naissance du mouvement gai et ils ont été le précurseur à de nombreux évènements visant à souligner la fierté gaie partout dans le monde. La semaine de la fierté gaie du Grand Moncton ne fait pas exception.Tina Hillier, présidente du comité organisateur de la 9e semaine de la fierté gaie du Grand Moncton, admet que les évènements visant à souligner la fierté gaie n’ont plus une charge aussi politique que les émeutes de Stonewall. Mme Hillier soutient toutefois que ces célébrations de la fierté gaie sont bien plus qu’un événement festif. "Il y a encore des gens qui se font discriminer, il y a encore des gens qui meurent, il y a encore des gens qui perdent leur emploi. La fête sera toujours politique puisque nous avons besoin de cette visibilité", souligne-t-elle. D’après elle, la semaine de la fierté gaie du Grand Moncton est une importante vitrine politique pour les droits des LGBT. Il s’agit, pour Mme Hillier, de profiter de cette visibilité afin de faire de l’éducation populaire. "Nous sommes une minorité et nous n’avons toujours pas les mêmes droits dont bénéficient la plupart des citoyens canadiens, a-t-elle expliqué lors d’un entretien téléphonique avec L’Acadie NOUVELLE. Pourtant, nous sommes des citoyens au même titre que les autres". Malgré les importants acquis gagnés au fil des années, Mme Hillier pense que les LGBT ont encore beaucoup de travail à faire pour que justice soit faite. "L’adoption d’enfants est la lutte la plus importante que nous devons maintenant mener. Pourquoi empêcherions-nous un enfant d’avoir une famille qui l’aime en raison de l’orientation sexuelle de ses parents? L’amour, c’est l’amour", dit-elle. Malgré les injustices qui perdurent et les luttes que devront encore mener les LGBT, Mme Hillier admet que beaucoup d’eau a passé sous le pont. "La légalisation du mariage homosexuel au Canada a beaucoup fait progresser les choses. Autrefois, lorsque ton partenaire tombait malade, il était impossible de discuter avec les médecins parce que ce n’était pas de la famille. Aujourd’hui, c’est possible pour les couples de même sexe d’avoir ces informations", explique-t-elle. Mme Hillier croit que ces acquis sont signe d’un changement de mentalité dans la société, mais elle estime que la semaine de la fierté gaie aura toujours sa place afin d’assurer cette évolution. "Il faut continuer à faire cette éducation populaire afin de s’assurer que les esprits ne se referment pas", conclut-elle.
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