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L’alphabétisation, un élément important pour le mieux-être
Mise à jour le lundi 08 septembre 2008
Par: Justin Dupuis
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Le président de la FANB, Roger Doiron, affirme que l’alphabétisation doit devenir une priorité si le N.-B. veut vraiment devenir autosuffisant.
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MONCTON - Des intervenants en alphabétisation estiment que le mieux-être des Néo-Brunswickois passe par un plus grand taux d’alphabétisation.Aujourd’hui, la Fédération d’alphabétisation du N.-B. (FANB) veut rappeler les liens établis entre la santé et le taux d’alphabétisation d’une population, dans le cadre de la journée internationale de l’alphabétisation. D’après Roger Doiron, président de la FANB, la province doit investir en littératie et en alphabétisation si elle veut voir des citoyens en bonne santé. "Pour que la province devienne autosuffisante, il faut faire de l’alphabétisation un dossier prioritaire afin d’avoir des personnes en santé et une province en santé à tous les points de vue", a dit M. Doiron par voie de communiqué de presse.La province affiche effectivement des retards importants en matière d’alphabétisation. Une étude de Statistique Canada, publiée en 2003, illustrait bien l’ampleur de ces retards. En effet, une majorité de Néo-Brunswickois se situe sous la moyenne nationale en matière d’alphabétisme. La situation est pire chez les francophones de la province puisque 66 % d’entre eux ont un niveau de lecture inférieur à 3, niveau considéré comme étant nécessaire afin de fonctionner dans une société du savoir. La FANB explique que "l’alphabétisation est un déterminant de la santé globale" d’une population. Pour appuyer ses propos, l’organisme souligne que de nombreuses études ont montré que les gens aux prises avec des difficultés de lecture ont habituellement plus de difficulté à trouver un emploi bien rémunéré. Les difficultés de lecture entraînent toutefois aussi des problèmes de santé. L’organisme explique que les gens avec un faible taux de littéracie éprouvent souvent des problèmes à repérer et à comprendre de l’information médicale. Ces difficultés peuvent entraîner l’incapacité de comprendre "une posologie ou encore des conseils médicaux". À cet effet, le Conseil canadien sur l’apprentissage a établi un lien entre certaines maladies chroniques et la littératie en santé. La FANB souligne que de telles difficultés de compréhension ont des répercussions sur les coûts du système de santé. Ainsi, une étude américaine a montré que le coût nécessaire pour soigner un patient avec un bon taux de lecture est en moyenne deux fois moins élevé que le coût nécessaire pour soigner un patient qui éprouve des difficultés de lecture.
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