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Apprendre à consommer moins d’essence... grâce à son véhicule
Mise à jour le jeudi 24 juillet 2008
Par: Marie-Hélène Eddie
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Photo : L’Acadie Nouvelle, Gilles Landry.
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DIEPPE - Si les véhicules hybrides restent semblables aux voitures ordinaires, leurs conducteurs deviennent toutefois beaucoup plus conscientisés aux façons de conduire en utilisant le minimum d’énergie, juge Ronald Babin, propriétaire d’une Toyota Camry hybride.Puisqu’ils sont conscients du moment où le moteur prend le relais sur la batterie, lors de l’accélération, et grâce aux écrans qui indiquent la consommation d’essence, les propriétaires d’hybrides deviennent beaucoup plus ouverts sur leur façon de conduire. "J’ai souvent traversé presque toute la ville de Shédiac à la batterie", assure M. Babin, qui est professeur en sociologie à l’Université de Moncton, et aussi président des Sentinelles Petitcodiac.Les écrans, qui indiquent la consommation d’essence, permettent au conducteur d’ajuster leur conduite pour réduire la quantité d’essence qu’ils utilisent. "On apprend à accélérer différemment. Parfois, je donne un petit coup sur l’accélérateur pour ajuster légèrement la consommation, et je vois l’aiguille qui m’indique la consommation d’essence qui baisse", raconte M. Babin. Lorsque la consommation moyenne d’essence est en dessous de 6 litres par 100 km, le mot "Félicitations!" apparaît à l’écran au moment d’éteindre le véhicule. Plusieurs raisons ont amené M. Babin à choisir une hybride, mais la principale était la raison environnementale. La voiture pollue moins, bien entendu, mais elle est aussi à 87 % recyclable, selon Toyota. Le nouveau propriétaire apprécie aussi la faible consommation d’essence de la voiture, bien qu’il ne remarque pas une grande différence d’avec son véhicule précédent, qui roulait au diesel. "Lorsqu’on a fait le trajet Ottawa-Moncton, la dernière fois, on a été très satisfaits de la consommation. On a roulé de la frontière de l’Ontario et du Québec, jusqu’à Beresford, sans remplir le réservoir", souligne M. Babin. Il s’agit d’un trajet de près de 900 km. "La Camry, dans des conditions optimales, c’est-à-dire pas trop froid, pas trop chaud, pas trop de collines, et ainsi de suite, est censée rouler à 5,7 litres par 100 km. Lorsqu’on a fait l’aller-retour Moncton-Ottawa, à plusieurs reprises, en éteignant l’auto, l’écran indiquait que l’on a roulé en dessous de 6 litres par 100 km", raconte-t-il avec satisfaction. La Camry hybride de M. Babin n’a qu’un an et 12 000 km de vécu, mais jusqu’à présent, elle n’a observé aucun problème. D’ailleurs, cela n’inquiète pas son propriétaire. "La batterie de la voiture est garantie pour sept ou huit ans. La technologie hybride a eu le temps d’être testée. De toute façon, ce n’est pas un saut énorme, ça reste une voiture qui fonctionne avec un moteur à essence", estime M. Babin. Il a tout de même choisi de faire affaire avec Toyota pour l’entretien du véhicule, en estimant que le fabricant de la voiture devrait être le plus apte à assurer un bon entretien.
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