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Les incendies de forêt sont plus rares cet été
Mise à jour le mercredi 23 juillet 2008
Par: Eddie, Marie Hélène
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Photo : L’Acadie Nouvelle, archives.
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DIEPPE - Cette année, les incendies de forêt sont 40 % moins nombreux que l’an dernier au Nouveau-Brunswick, et ils ont détruit seulement le quart de la superficie habituelle de terre boisée.Seuls 139 incendies sont survenus depuis le début de l’année, soit près de cent de moins qu’en juillet 2007. Ces feux n’ont détruit que 128 hectares de terre boisée. En guise de comparaison, à ce temps-ci l’an dernier, on avait déjà dénombré 236 feux dans la province, qui avaient détruit 542 hectares de terre boisée. Le printemps, une période normalement très risquée pour les incendies, a donc été plutôt tranquille. Mais selon Charles Beaulieu, agent de protection des incendies de forêt au ministère des Ressources naturelles, il est difficile d’indiquer avec précision les raisons de cette accalmie."En 2007, on a eu beaucoup, beaucoup d’incendies en mai. Cette année, pas mal moins. Le temps était moins sec. Nous faisons aussi beaucoup de prévention et de sensibilisation, mais il est difficile d’évaluer à quel point ces mesures donnent des résultats", dit M. Beaulieu. Plusieurs facteurs, tels la température, l’humidité, la vitesse du vent et les précipitations tombées durant les dernières 24 heures, font fluctuer les chances de propagation d’un feu. Il est donc impossible pour le ministère de prédire si les feux continueront de se faire rares, ou si au contraire ils seront plus fréquents dans les prochains mois. "Même si nous avons connu peu d’incendies ce printemps, ça ne veut pas dire que le nombre de feux dans les mois à venir va rester bas. L’été est normalement une période plus calme, car c’est plus humide, mais à l’automne, les risques redeviennent élevés. Au mois d’octobre, lorsque les feuilles commencent à tomber des arbres, on voit beaucoup de feux, car les feuilles par terre sont un excellent combustible", donne-t-il en exemple. Il conseille donc aux gens de continuer à faire très attention lorsqu’ils font un feu, et à respecter les interdictions émises par la province, qui sont modifiées de jour en jour. "Souvent, les gens qui brûlent des arbustes, des broussailles et des branches, pensent qu’ils savent quoi faire, mais lorsque le vent tourne et que le feu se prend dans l’herbe, ça se passe très rapidement, et ils n’ont pas assez de mains pour contenir l’incendie. On perd vite le contrôle", signale-t-il. Il souligne tout de même que dans la dernière décennie, les gens sont devenus beaucoup plus prudents et sensibilisés aux risques des feux. "Je remarque une grosse différence, à comparer lorsque je suis entré au ministère (des Ressources naturelles, il y a 11 ans). Les gens sont beaucoup plus conscients des dangers", fait remarquer M. Beaulieu.
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