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Crise économique: Clinton invite les gouvernements à agir rapidement
Mise à jour le mercredi 26 novembre 2008
Par: Ricard, Philippe
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GRACIEUSETÉ: DANIEL ST-LOUIS
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MONCTON - L’ex-président américain Bill Clinton estime qu’il y a certaines similitudes entre la crise économique actuelle et la Grande Dépression. Mais contrairement à la crise qui a marqué les années 1930, l’actuelle récession économique ne pourrait durer qu’entre un et trois ans, si les gouvernements interviennent rapidement pour éviter le pire.L’ancien président américain (1992-2000) était de passage à Moncton hier midi, où il a prononcé un discours devant un peu plus de 5200 personnes réunies dans le Colisée de Moncton. L’essentiel de son allocution a traité de l’actuelle crise économique qui secoue les États-Unis et qui atteindra - si ce n’est pas déjà fait - le reste de la planète sous peu. Bill Clinton a entre autres mentionné que la population devrait faire confiance à l’équipe économique récemment nommée par le président Barack Obama, une équipe d’expérience dont certains d’entre eux ont travaillé sous l’administration Clinton."Ils reconnaissent la différence entre cette récession et celle à laquelle notre administration a dû faire face durant les années 1990. Lorsque j’étais président, tout ce que j’ai eu à faire c’est de baisser les taux hypothécaires et le secteur privé a fait le reste", a-t-il mentionné. L’actuelle crise économique est plus profonde, croit-il, parce qu’elle a atteint la confiance des investisseurs et des consommateurs. "Il y a plus de ressemblance avec la crise des années 1930 que celle des années 1990", a-t-il dit. Malgré tout, Bill Clinton affirme que si les gouvernements agissent assez rapidement, la période de tension créée par la crise pourrait durer entre une et trois années. À court terme, les gouvernements doivent investir massivement dans les travaux d’infrastructures, dans la construction de ponts, de routes et de systèmes d’eau et d’égout afin de stimuler l’économie. Puis, poursuit l’ex-président démocrate, ces mêmes gouvernements doivent également penser à plus long terme et injecter des sommes d’argent pour développer des infrastructures vertes, un meilleur système de distribution de l’électricité et améliorer le système ferroviaire. En ce qui a trait à l’aide aux entreprises automobiles, Bill Clinton estime qu’il faut faire vite, sinon ces compagnies ne seront plus là lors de la passation des pouvoirs au président Obama, en janvier 2009. Par contre, M. Clinton a précisé que l’aide gouvernementale devrait être assujettie à des conditions. "Malgré la hausse du prix du pétrole, les entreprises américaines ont continué de produire de gros modèles. On doit maintenant se tourner vers les voitures hybrides ou des voitures qui consomment moins", a-t-il souligné. M. Clinton propose même aux producteurs de voitures américaines de regarder du côté des voitures électriques. Il suggère ou gouvernement de concéder des crédits d’impôts de 10 000 $ à chaque propriétaire pour diminuer la facture. "Ce serait comme les produits électroniques, tels que les iPod ou les télévisions plasma. Au début, c’est plus cher, mais à mesure que la demande augmente, le prix diminue. Pensez à ce que ça nous donnerait à long terme. Il faut y réfléchir. Si le secteur privé ne montre pas la voie, on ne rapportera pas l’économie où elle était", a-t-il prévenu. En bref... Bill Clinton exhorte les gouvernements occidentaux à ne pas réduire leur aide aux pays en voie de développement. Cela ne ferait qu’augmenter l’écart entre les riches et les pauvres, a-t-il dit. "Lorsque la crise économique sera terminée, nous aurons aussi besoin de nouveaux partenaires et de nouveaux consommateurs", a-t-il soutenu...
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